Revue de presse

les clés de la natalité - maternite des lilas

Les quatre clés de la natalité en France

L'inflexion des naissances, observée en 2015, est difficile à interpréter : il est trop tôt, disent les démographes pour parler d'une baisse de la fécondité.

D'après le dernier portrait social de l'Insee publié mercredi 4 novembre, la fécondité en France résiste à la crise.

L'inflexion des naissances, observée en 2015, est difficile à interpréter : il est trop tôt, disent les démographes pour parler d'une baisse de la fécondité.

1. La France est championne de la fécondité en Europe

Alors que la crise de 2008 a eu un impact sur la fécondité dans la plupart des pays européens, la France « fait figure d'exception, souligne l'Insee dans la dernière édition de son portrait social. Elle est le seul pays d'Europe à avoir une fécondité stable et élevée depuis 2006 », avec près de 2 enfants par femme. Un taux qui place le pays en tête dans ce domaine, devant l'Irlande, qui a longtemps fait figure de championne de la fécondité. En 2014, 820 000 bébés sont nés en France.
 

2. Malgré l'inflexion en 2015, le nombre de naissances reste relativement élevé

Depuis plusieurs mois, les associations familiales scrutent les courbes mensuelles de naissances, craignant une baisse importante. Et de fait, sur les neuf premiers mois de l'année, les Français ont eu moins d'enfants (569 000 en métropole d'après l'Insee) que sur la même période en 2014 (584 879).

Doit-on redouter une tendance pérenne à la baisse, dans un contexte économique morose ? À ce stade, les démographes sont très prudents. D'abord, parce que ces chiffres sont provisoires. À l'Insee, on se refuse d'ailleurs à toute interprétation, en soulignant qu'il faut attendre le bilan annuel, avec des chiffres consolidés, qui sera rendu public en janvier 2016. Ensuite, parce que les variations annuelles sont difficiles à interpréter à court terme.

À l'Institut national d'études démographiques (Ined), Laurent Toulemon souligne en outre qu'une partie de la baisse des naissances est due à la diminution - de l'ordre de 0,5 % selon lui - du nombre de femmes en âge de procréer entre 2014 et 2015. Ainsi une chute de la natalité ne signifie pas forcément une chute de la fécondité.

 

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Source : http://www.la-croix.com/Actualite/France/Les-quatre-cles-de-la-natalite-en-France-2015-11-04-1376421