Revue de presse

choix des femmes sterilisées - maternité des lilas

Ces femmes qui choisissent de se faire stériliser

Deux ans après sa double masectomie, l'actrice Angelina Jolie a déclaré dans le New York Times s'être fait retirer les ovaires.

Deux ans après sa double masectomie, l'actrice Angelina Jolie a déclaré dans le New York Times s'être fait retirer les ovaires . Si l'actrice a réalisé cette opération pour prévenir un éventuel cancer, certaines femmes choisissent la stérilisation pour d'autres raisons. Quitte à entamer un parcours du combattant face à nombre de médecins qui refusent de pratiquer cette opération encore taboue. Témoignages.

« Je voulais une solution radicale », se rappelle Céline Cote. Lassée par quinze années de pilule, la jeune femme a décidé de se faire stériliser. À 28 ans, sans enfant. « Cette décision ne m'a pas pris très longtemps, puisque j'y pensais depuis toujours ». Pouponner, très peu pour cette jeune bisontine pour qui avoir des enfants est une hantise. « C'est irresponsable pour moi vu l'état actuel du monde, explique-t-elle. Je ne me suis jamais sentie capable d'affronter cela ». Quand le médecin s'est étonné de sa demande, elle lui a simplement rétorqué : « Est-ce que vous demandez aux 99% de vos patientes qui sont des femmes enceintes pourquoi elles veulent faire des enfants ? ». Silence. Quelques mois plus tard, Céline se fait stériliser. Elle n'aura jamais d'enfants et s'en réjouit.


Pour éviter tout conflit, Céline n'a rien dit à ses parents, même trois ans après son opération. « Ca va leur faire du mal, et puis ils ne comprendraient pas ». Lorsqu'elle rencontre son compagnon, elle le met en garde tout de suite. « Lui voulait des enfants. Alors il a eu ses quatre mois de réflexion, puis il est revenu ». Ses amis, en revanche, l'ont prévenue : « elle va le regretter ». Il faut dire que le caractère irréversible de l'acte ne fait que renforcer la tension tragique de cet autre « heureux événement ». Sauf que « le regret ne concerne pas les personnes qui ont choisi de plein gré. C'est une décision mûrie. On ne se réveille pas un matin en se disant « tiens je me vais me faire stériliser ! », plaide Marie-Pierre Martinet.Alors qu'elle est la première méthode de contraception dans le monde, la stérilisation reste un sujet tabou en France. À peine 4% des françaises l'ont choisi, contre 19% des femmes à travers le globe.

 

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Source : http://madame.lefigaro.fr/societe/ces-femmes-qui-choisissent-de-faire-steriliser-270914-967156